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Dans l’Allemagne hitlérienne, la fonction des camps de concentration était principalement basée sur l’exclusion et la terreur. Ces camps étaient destinés à recevoir non seulement les adversaires des nazis, mais aussi tous les individus considérés comme dangereux pour le régime nazi. Toutes ces personnes étaient arrêtées et amenées par convois pour y travailler. Le travail forcé est présent sur deux aspects : répressif et éliminateur. Quels étaient les différents travaux effectués dans ces camps?
Pour répondre à cette question nous pourrons d’abord étudier le travail répressif, puis comme moyen d’extermination.
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Les déportés ne savaient pas comment était l’organisation des divers camps. A l’entrée de ces camps angoisse et peur étaient deux sentiments très intenses. Et pour cause, ils ne savaient ce qu'ils allaient devenir...
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Porte d'entrée du camp de Buchenwaldu |
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A la sortie des trains, les déportés classés en divers catégories: par exemple, les femmes à droite, les hommes robustes à gauche, les personnes âgées au milieu... Généralement, seuls les hommes robustes travaillaient, mais li arrivait que les femmes effectuaient des travaux pénibles. Mais c'était plus rare.
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Dans les divers camps de concentration, les déportés étaient soumis au travail forcé. En effet, l’Allemagne doit gagner la guerre. Et pour réaliser ce rêve elle a besoin de main d'oeuvre, de beaucoup de main d'oeuvre. Les prisonniers, hommes et femmes considérés comme dangereux pour Hitler, accomplissaient des tâches difficiles.
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Des travailleurs à Neuengamme.
Des hommes sont entrain de consolider une route, à l’aide de pioches.
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Des femmes travaillant au camp de Dora.
Elles tirent, à la force de leurs bras, un wagon.
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Le travail avec les pioches était vraiment difficile. Les hommes devaient toujours être en bonne santé car durant une journée, il n'y avait que deux pauses. Ils ne devaient jamais se plaindre. Parfois, ils n'avaient pas d'outils. Et c'était avec leurs mains que les déportés défrichaient le terrain, portaient d'énormes mottes de terre et des pierres qui leur coupaient les mains, des sacs de ciment, de l'eau, des rails, etc...
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Les déportés travaillaient soit dans des usines d’armes secrètes, soit dans des Kommandos ou soit dans les camps eux mêmes. Le travail amenait très rapidement les déportés à l'épuisement.
Imaginez des hommes et des femmes qui se levaient tôt le matin et qui subissaient un appel qui, lui, durait plusieurs heures. Les déportés devaient restés debout pendant ce pénible et long appel. Après une longue journée les détenus retournent au camp. Ils revenaient tard le soir, sans dire un mot sous peine de représailles. L'appel du soir était interminable. Il arrivait que les Kapos leur faisaient des exercices.
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Travail à Auswitch. |
Voici le reportage de Jean Sergent, un rescapé:
« On se levait à 5 heures, puis on se lavait sans savon et avec l'eau froide qui sortait d'un tuyau. Nous devions travailler. J'étais dans un camp où l'on fabriquait des avions de bombardement léger. J'ai refusé de travailler, alors, on m'a dit de balayer. Comme je balayais mal, je suis devenu terrassier : il fallait creuser des trous, c'était très dur. En juillet 1944, je suis allé à Dachau : on nous a fait creuser des usines souterraines. Il ne faut pas oublier qu'il existait deux sortes de camps, les camps d'extermination, où l'on envoyait les juifs pour les tuer très vite et les camps de concentration. J'étais dans un camp de concentration, un camp de la mort lente : l'espérance de vie y était de 7 mois. J'ai tenu 2 ans. »
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Dans les Kommandos de travail de prisonniers de guerre, les responsables des camps pouvaient prendre des sanctions collectives ou individuelles, par exemple priver les prisonniers des fameuses étiquettes nécessaires pour recevoir des paquets. Les abus physiques et les coups y étaient fréquents. Les tentatives d’évasion étaient sévèrement punies. Cette répression était vraiment difficile à vivre vu qu’un plus de travailler, les travailleurs forcés devaient toujours respecter les règles de conduite. Malgré cela, il arrivait parfois que les Kommandos les battaient pour servir d’exemples ou tout simplement pour se divertir.
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Dans une forêt proche du camp de Buchenwald, les déportés travaillent sous la surveillance de S.S. On peut sur cette photographie des S.S surveillant des déportés. Une atmosphère oppressante et difficile à supporter.
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Déportés travaillant dans l’usine Broken. |
Voici le reportage de monsieur Boulmer:
« Je suis allé dans un deuxième Kommando. Et là j'ai travaillé dans le terrassement. Il fallait construire des tranchées. Et si on n'y arrivaient pas, les Kapos, nous frappaient. Un jour, un
groupe de travailleurs ont fait déraillé un wagonnet et les Kapos les ont battus. »
Le travail répressif s'explique aussi par la nourriture. Les Kapos leur donnaient très peu à manger. Malgré cela, les déportées devaient travailler dur toutes la journée.
Le matin, le petit déjeuner était un bol de café avec un peu de pain noir car il est épais. Parfois, les déportés avaient de la confiture synthétique. Les jours de travail, au repas du midi, ils recevaient de la soupe, qui était composée, la plupart du temps à base de choux, de pommes de terre, d´orge, d´orties ou de rutabagas. Au fil des jours elle devenait de plus en plus liquide. Ensuite ils reprenaient le travail. Le soir, ils mangeaient du saucisson et encore du pain, avec de temps en temps de la margarine. → d'après le témoignage de monsieur Boulmer.
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Le travail forcé durait des heures, du lever du jour à la tombée de la nuit. Les déportés, sous-alimentés, devaient marcher vers le lieu du travail, puis travailler des heures sous les coups, quel que soit le temps : sous le soleil d'été qui créait une soif incroyable, sous la neige et dans le froid de l"hiver polonais.
Le travail était extrêmement pénible et meurtrier. Les usines allemandes puisaient largement dans les déportés pour augmenter les productions. En effet, l'Allemagne devait gagner la guerre.
Le travail s'exécutait dans des conditions insoutenables et à un rythme infernal. Les prisonniers étaient mordus par les chiens des S.S, battus... Ils étaient sous-alimentés. Cette sous alimentation entraînait leur mort.
Si les détenus ne travaillent pas assez vite ils sont aussitôt roués de coups par les Kapos, souvent jusqu'à la mort. Les détenus sont utilisés jusqu'à leurs dernières Ainsi quel que soit le travail, il était pénible et meurtrier. Souvent, les déportés ne revenaient pas de ces camps. Ces derniers étaient appelés « les camps de la mort ».
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