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Mercredi 14 mars 2007

Poèmes sur la déportation
 

Trois amis

Un Français teint très blanc
Un Russe aux belles dents
Un Polonais râlant
Sur quatre-vingts centimètres
De paillasse et de sang
Du sang bien rouge s'écoulant

Paris, Kiev, Cracovie

Trois villes, trois patries                       
Trois hommes, trois amis
Mouraient doucement en rêvant
D'amour et de pain blanc
De vie et de bon temps

Ma ville si jolie
Cracovie, Craco... vie
Adieu mon beau pays
Et l'un des rêves fut fini
Adieu l'amour et le pain blanc
Adieu la vie et le bon temps
Ma ville si jolie
Adieu Kiev, adieu Ki...
Un autre rêve fut fini              

Adieu l'amour et le bon temps
Ma ville si jolie
Paris... mon beau Paris
Un dernier rêve fut fini

Un Français, un Russe, un Polonais
Trois hommes, trois amis
Sur quatre-vingts centimètres
De paillasse et de sang
Laissant là leur pain blanc
La vie et le bon temps
Etaient morts en rêvant
De Paris, Kiev et Cracovie
Leurs villes si jolies...

 Serge Smulevic (déporté à Auschwitz)                                           

 

 

 

 

 

 

Camp de concentration de Buchenwald 24 avril 1945    

 En général, on entrait dans les camps de concentration allemands pour ne plus en sortir : il n'y était prévu d'autre issue que la mort.        

                                                          

   

Ravensbrück

 

A Ravensbruck en Allemagne
On torture on brûle les femmes

On leur a coupé les cheveux
Qui donnaient la lumière au monde

On les a couvertes de honte
Mais leur amour vaut ce qu'il veut
 


La nuit le gel tombe sur elles
La main qui porte son couteau

Elles voient des amis fidèles
Cachés dans les plis du drapeau

Elles voient Le bourreau qui veille
A peur soudain de ces regards

Elles sont loin dans le soleil
Et ont espoir en notre espoir

René-Guy Cadou
Pierre Seghers 
 

 

 

Fraternité

F rères par la douleur et par le sang versé,
R ivés, tels des forçats à l'infamante chaîne,
A insi, sans distinction de race et de passé
T ous, les morts, les vivants, ils ont vaincu la haine.
E t dans l'ardent creuset des camps et des prisons,
R avalés au niveau de la bête soumise,
N oirs ou blancs et venus de tous les horizons
I ls ont forgé, tout comme on bâtit une Eglise,
T ragiquement, avec courage et dignité,
E n silence, ton nom sacré, FRATERNITÉ

Max Segonne (ancien de Forces françaises libres)

 A son ami Marcel Gilles
et à ses anciens compagnons de Gross-Rosen                                                                                                                                      

 

 
   

Savez-vous ?

Savez-vous ?
Non vous ne savez pas.
Vous ne pouvez pas savoir
Alors, essayez d'imaginer
L'espace d'un instant
Une centaine d'êtres humains
Dans un wagon pour bestiaux
Femmes, hommes, enfants et vieillards
Entassés dans ce corbillard
Enchevêtrés et gémissants
Se pissant dessus
Et chiant par-dessus
Pendant trois jours
Et trois longues nuits...


Serge Smulevic

 

 

Quelques mots sur l'auteur :

Serge Smulevic est né le 6 et le 20 avril 1921 !  Son père tellement ému d'avoir un fils a bu plus que de raison ce jour là et oublia de le déclarer,,, Il s'est souvenu de cette formalité le 20 avril !Serge Smulevic est né à Varsovie, lui et sa famille arrivent en France en 1923, Il est issu d'un milieu très modeste. Ses parents ouvrent un commerce de chemiserie, Serge Smulevic entre dans la résistance dans les FTP à Grenoble en 1942 , il est envoyé à Nice pour entrer en contact avec un responsable qui s'occupait d'enfants cachés pour leur fournir des faux papiers.Il fabriquait des faux papiers , il est dénoncé le 24 août par sa logeuse et la machine à polycopier est découverte chez lui par la police.Il est déporté à Auschwitz le 17 décembre 1943.

 

le 31 mai 1945. Il a alors repris 28 kilos

Par 1L2 - Publié dans : Poèmes
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Mercredi 14 mars 2007
La collaboration de grandes entreprises allemandes dans les camps nazis

   La guerre a apporté des changements structuraux visibles dans les camps de concentration, et a radicalement modifié leurs tâches, en ce qui concerne l'utilisation des détenus. Aussi sont prises les mesures nécessaires pour faire perdre aux camps de concentration leur ancienne forme politique, et leur donner une organisation conforme à leur tâche économique. C'est ainsi que commence l'exploitation des déportés par les grandes entreprises, qui vont profiter de la situation pour gagner un meilleur rendement. A travers un travail épuisant dans le vrai sens du terme et une durée de travail illimitée, ces hommes vont travailler gratuitement dans une déshumanisation la plus totale.                                                        

                             

 

De très grandes entreprises capitalistes vont donc avoir la possibilité d'utiliser cette main-d’œuvre gratuite et renouvelable sans fin. Depuis KRUP, SIEMENS en passant par FORD et VOLKSWAGEN, plus d'une quarantaine d'entreprises installées (ou non) dans les camps vont ainsi participer à l'une des plus importantes et plus grave exploitation d'êtres humains.
         Ainsi, selon l'usine VOLKSWAGEN, « Les travailleurs étrangers seront traités de manière qu'on les exploite au maximum, avec un minimum de dépenses » et doivent donc supporter des méthodes draconiennes pour accroître la productivité : allongement de la journée de travail, accélération des rythmes etc. Et s'ils sont incapables de travailler, ils sont directement expédiés à la chambre à  gaz.                                                                                                       
                                       

 C'est donc une exploitation la plus totale et la plus déshumanisée que le vingtième siècle n'ait jamais vécu. Car c'est de cela que les plus grandes firmes se sont nourries et sont devenues à échelle mondiale ces « monstres » de la production, présentes un peu partout sur la planète et qui se sont enrichies de la manière la plus odieuse sur le dos d'esclaves humains.  

       

 

INTITULE DU CAMP

 AUSCHWITZ Konzentrationslager Stammlager, Birkenau, Buna-Monowitz

 Date de mise en service

 Capacités

 Capacités

 Théorique : 80 000 déportés Maximale : 140 000 déportés

Les déportés

des droits communs, des prisonniers de guerre soviétiques, des "Juifs", des Tziganes (de toute l’Europe), des prisonniers politiques, despolonais, des femmes, des enfants à partir de 1943.

Les décès

Plus de 1,2 millions de morts du fait de la sélection et des mauvais traitements. Le gazage commence en 1941. Des expériences "médicales"  sont pratiquées : sur les jumeaux, sur le typhus...

Kommandos extérieurs ?

38 kommandos

Activités économiques

IG Farben installe une usine chimique; Krupp installe une usine d'armement; Siemens... Les effets des déportés sont récupérés (montres, bijoux, vêtements, dents en or...)                                             

Libération des camps

Août 1944 :Première évacuation 18-19/01/1945 : Évacuation de 58000 détenus 20/01/1945 : Les SS font sautés les crématoires, fusillent des juifs et détruisent les archives. 27/01/1945 : Les SS font sauter le dernier crématoire et l' Armée Rouge entre dans le camps.

                                                                                        
Par 1L2 - Publié dans : 4 le travail des déportés
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Mercredi 14 mars 2007
La collaboration de grandes entreprises allemandes dans les camps nazis

   La guerre a apporté des changements structuraux visibles dans les camps de concentration, et a radicalement modifié leurs tâches, en ce qui concerne l'utilisation des détenus. Aussi sont prises les mesures nécessaires pour faire perdre aux camps de concentration leur ancienne forme politique, et leur donner une organisation conforme à leur tâche économique. C'est ainsi que commence l'exploitation des déportés par les grandes entreprises, qui vont profiter de la situation pour gagner un meilleur rendement. A travers un travail épuisant dans le vrai sens du terme et une durée de travail illimitée, ces hommes vont travailler gratuitement dans une déshumanisation la plus totale.                                                        

                             

 

De très grandes entreprises capitalistes vont donc avoir la possibilité d'utiliser cette main-d’œuvre gratuite et renouvelable sans fin. Depuis KRUP, SIEMENS en passant par FORD et VOLKSWAGEN, plus d'une quarantaine d'entreprises installées (ou non) dans les camps vont ainsi participer à l'une des plus importantes et plus grave exploitation d'êtres humains.
         Ainsi, selon l'usine VOLKSWAGEN, « Les travailleurs étrangers seront traités de manière qu'on les exploite au maximum, avec un minimum de dépenses » et doivent donc supporter des méthodes draconiennes pour accroître la productivité : allongement de la journée de travail, accélération des rythmes etc. Et s'ils sont incapables de travailler, ils sont directement expédiés à la chambre à  gaz.                                                                                                       
                                       

 C'est donc une exploitation la plus totale et la plus déshumanisée que le vingtième siècle n'ait jamais vécu. Car c'est de cela que les plus grandes firmes se sont nourries et sont devenues à échelle mondiale ces « monstres » de la production, présentes un peu partout sur la planète et qui se sont enrichies de la manière la plus odieuse sur le dos d'esclaves humains.  

       

 

INTITULE DU CAMP

 AUSCHWITZ Konzentrationslager Stammlager, Birkenau, Buna-Monowitz

 Date de mise en service

 Capacités

 Capacités

 Théorique : 80 000 déportés Maximale : 140 000 déportés

Les déportés

des droits communs, des prisonniers de guerre soviétiques, des "Juifs", des Tziganes (de toute l’Europe), des prisonniers politiques, despolonais, des femmes, des enfants à partir de 1943.

Les décès

Plus de 1,2 millions de morts du fait de la sélection et des mauvais traitements. Le gazage commence en 1941. Des expériences "médicales"  sont pratiquées : sur les jumeaux, sur le typhus...

Kommandos extérieurs ?

38 kommandos

Activités économiques

IG Farben installe une usine chimique; Krupp installe une usine d'armement; Siemens... Les effets des déportés sont récupérés (montres, bijoux, vêtements, dents en or...)                                             

Libération des camps

Août 1944 :Première évacuation 18-19/01/1945 : Évacuation de 58000 détenus 20/01/1945 : Les SS font sautés les crématoires, fusillent des juifs et détruisent les archives. 27/01/1945 : Les SS font sauter le dernier crématoire et l' Armée Rouge entre dans le camps.

                                                                                        
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Mercredi 14 mars 2007

Exploitation des déportés en tant que main d'oeuvre

        Les SS se livrèrent ,durant la domination nazis à d'intenses trafics d'esclaves. C'était une main d’œuvre exploitée  à son maximum par de nombreuses entreprises qui en tiraient un bon bénéfice.
       Ainsi la journée d'un travailleur qualifié était rémunérée à 4 marks et ceux qui était sans qualification n'était rémunéré que de 3 marks : des prix dérisoire quand on tient compte de la charge quotidienne de travail demandé

 

 

 

          De plus les entreprises ne payaient que les journées productives ce qui renforce cette idée d'exploitation ainsi que cette idée de cruelle ironie puisque la devise à l'entrée des camps était « Arbeit Macht Frei » c'est- à -dire « le travail rend libre ».Mais avant d'être envoyé dans les industries les déportés passaient devant les médecins  SS  qui décidaient de leur sort.

        Les infirmes, les vieillards, les enfants et les femmes étaient envoyés dans les chambres à gaz car ils étaient jugés trop faibles pour le travail. Les autres c'est à dire les jeunes hommes et les hommes bien portants étaient reconnus aptes au travail et étaient envoyés  directement dans les camps de  travails.                                            

 

       Les camps de Dora et Mittelbau utilisaient beaucoup  cette main d’œuvre concentrationnaire bon marché, pour notamment dans  la production de fusées, d'armes secrètes...                                                

 une petite parenthèse sur l'évacuation des camps de concentration.

Même s'il ne s'agit pas là d'une exploitation cette vidéo montre bien l'état d'esprit des nazis qui jusqu'au bout firent leur "travail" en evacuant les déportés et en essyant d'en tuer le plus possible...

Par 1L2 - Publié dans : 4 le travail des déportés
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Mercredi 14 mars 2007

Exploitation des déportés pour le médecine

               Les médecins nazis pratiquaient régulièrement des expériences pseudo-médicales sur les déportés, dont l'issue était souvent la mort. Ces interventions étaient diverses:castration et stérilisation, ablation des muscles, inoculation de maladies;ainsi ils pouvaient analyser les conséquences sur l'organisme comme des brûlures, la création de plaies infectées, brûlures par application de phosphore, et bien d'autres.
               Dans la plupart des camps, il y avait des bocks spécialement aménagés pour faire ces expériences.


 

             Ils comprenaient des ustensiles infectés, réutilisés, et maniés par des docteurs peu rassurants, comme le professeur SS Carl  Clauberg ou le docteur Joseph Mengel. Ces expériences étaient pratiquées sous la direction  des médecins nazis de l'Institut d'Hygiène des Walfen SS, avec la collaboration de plusieurs grandes firmes pharmaceutiques allemandes, telles que IG-FARBEN ou Behring.

            Les SS vendaient des cobayes pour des sommes très faibles à des entreprises privées pour là encore expérimenter de nouveaux traitements...Une fois les corps  meurtris, usés ou malades; dès qu'ils ne pouvaient plus servir à ces expériences terrifiantes , la méthode dite  « thérapeutique » employée par les médecins SS était  celle de la seringue:une seule injection et c'était une mort foudroyante par empoisonnement!
            Au camp Dachau, on procédait à des expériences pour les besoins de l'armée. Ils  pouvaient par exemple plonger un détenu dans une bassine d'eau froide dans le but de contrôler les effets du froid, ou alors ils les plaçaient dans une chambre à basse pression pour déterminer les limites de la résistance humaine aux altitudes, et cela jusqu'à l'évanouissement.                                  
                                                                           

                                                                             

Par 1L2 - Publié dans : 4 le travail des déportés
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Mercredi 14 mars 2007

La résistance au sein du système concentrationnaire nazi

       Il convient de distinguer plusieurs types d’actions de résistance selon le type de camps.

Dans les camps de concentration, comme Buchenwald, les déportés politiques, et en particulier les communistes, parvinrent à prendre le contrôle de l’administration interne du camp et à mettre en place des actions de solidarité, voire de sabotage. Dans les camps d’extermination, les déportés juifs n’étaient souvent pas capables d’action de grande ampleur. Malgré tout, des Sonderkommando sont parvenus à mener des révoltes désespérées contre les SS à Treblinka, à Sobibor et à Auschwitz.
Dans les camps, un simple acte d’humanité était en soi une action de résistance qui permettait aux prisonniers de conserver leur dignité.

 

Pour illustrer cette partie nous avons choisi de vous présentez deux témoignages vidéos :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Document 1 – Un acte de solidarité entre des prisonniers :

Dans cette partie de son témoignage, Serge Lemberger se rapporte à une époque de sa déportation durant laquelle il faisait partie d’un commando chargé de nettoyer le ghetto de Varsovie après l’écrasement de sa révolte en mai 1943.
Dans de nombreux cas, et surtout pour les détenus juifs, toute résistance était impossible. Serge Lemberger raconte ici de quelle façon ses camarades et lui ont entouré un déporté pour l’empêcher de se manifester (et donc de risquer d’être cruellement battu) alors que l’on pendait son frère. Ce simple acte d’humanité et de solidarité peut être considéré comme un véritable acte de résistance face aux SS qui cherchaient à faire disparaître tout lien d’humanité entre les prisonniers. Ce témoignage met également en évidence le goût des SS pour les punitions et les exécutions

Document 2 – La solidarité, condition de la survie dans les camps :

Le témoignage de ce déporté issu de Dachau manifeste l’importance de la solidarité comme condition de la survie dans les camps : des déportés donnent une partie de leur soupe pour sauver un camarade affaibli, d’autres font circuler des nouvelles du front grâce à des radios clandestines ou grâce à des contacts avec les civils… On peut constater que si une telle solidarité est possible dans un camp de concentration, elle est beaucoup plus difficile dans un camp d’extermination.

 

Enfin une autre forme de résistance est l’évasion mais c’est malheureusement la plus risqué et la plus dangereuse .Tout prisonnier rêve à l'évasion. Mais s'évader d'un camp est une entreprise folle. Pourtant, certains la tentent. Ils sont pratiquement toujours repris rapidement, souvent avec le concours de la population allemande. La mort est alors automatique, en général par pendaison sur la place d'appel du camp, devant tous les autres détenus.

 

 

 

 

  
Par 1L2 - Publié dans : 5 resistance dans le travail, au sein des camps
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Mercredi 14 mars 2007
Conclusion

           A la suite de la libération des camps par les alliés dans le courant de l'année 1945 de nombreux déportés purent rentrer chez eux malheureusement trop peu nombreux par rapport à leur nombre initial. La joie de cette libération fut mélée à la tristesse de ceux qui avaient perdus leurs proches et à la dure morale que l'on peut en tirer, à savoir que les hommes même "civilisés" sont capables des pires horreurs.  

       Pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise d'anciens déportés témoignent de ce qu'ils ont (sur)vécut dans des classes ou dans des conférences. Bien plus que d'accomplir un devoir ils rendent honneur à leurs camarades morts...

                                                       

Par 1L2 - Publié dans : Conclusion
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