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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 15:06

            Nous sommes les élèves de première L2 du lycée Ernest Renan à St-Brieuc. Nous avons réalisé ce blog pour le concours de la résistance 2007 en nous basant sur le sujet proposé à savoir "Le travail dans l'univers concentrationnaire nazi". Pour réaliser ce site nous avons effectué plusieurs démarches telles que la rencontre avec deux anciens résistants déportés et une recherche documentaire dans le CDI du lycée et les divers bibliothèques de la ville. Le principal but pour nous étant d'immortaliser à travers nos recherches un évènement important qui a marqué notre histoire. Nous avons pris beaucoup de plaisir à mettre ce site en forme et à rendre nos recherches plus "ludique" en faisant appel au multimédia (sons  et vidéos). Nous espérons que le plaisir sera partagé ! Bonne lecture. 

Par 1L2 - Publié dans : Introduction
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 15:03
En septembre 1920, le DAP (Parti Ouvrier Allemand) devient le NSDAP (National Sozialistische Deutsche Arbeiterpartei ), unique parti autorisé en Allemagne depuis l'été 1933 jusqu'à la chute du Troisième Reich le 8 mai1945. En juillet de l'année suivante, Hitler est proclamé Führer du NSDAP puis en février 1924 il est mis en prison pour cinq ans. Dès lors il commence la rédaction du tome I de Mein Kampf; un ouvrage résumant sa doctrine (supériorité de la race aryenne, domination allemande de l'Europe, antisémitisme...).
            L'entrée en politique de Hitler se fait en 1929, profitant donc de la crise économique touchant durement le pays. Elle se fait par des voies légales mais dans un climat de violence. De 1930 à 1932, tandis que les milices nazies (les SA, sections d’assaut) brisent les grèves et répandent la terreur dans la rue, les élections sont de plus en plus favorables au parti nazi, soutenu par des hommes d’affaires anticommunistes. Sous leur pression, le président Hindenburg nomme Hitler chancelier le 30 janvier 1933. Deux mois plus tard,  Hitler reçoit les pleins pouvoirs. Fermement soutenu par l’armée, il devient à la mort du président Hindenburg, en août 1934, le Führer (le chef).
            Le système concentrationnaire voit le jour en mars 1933 avec l'ouverture du camp d'Oranienburg (près de Berlin) ainsi que de soixante autres camps presque tous tenus par la SA (Section d'Assaut). La même année est crée le premier camp de femme à Moringen et le camp de Dachau (confié à la SS). Selon H.
Arendt, le camp de concentration est l'institution centrale des régimes totalitaires, un espace expérimental où sont niés les individus dans leur être juridique, politique, moral, physique, en vue d'assurer une domination totale et de créer une nouvelle espèce (d'après Le Système totalitaire, 1951).
Par 1L2 - Publié dans : 1 le contexte historique
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 14:59

L'idéologie nazie

 

Le nazisme est l'idéologie politique du NSDAP (National Sozialistiche Deutsche arbeiter partei), parti politique apparu en Allemagne en 1919. Il a été le seul parti a être autorisé en Allemagne depuis l'été 1933 jusqu'à la chute du Troisième Reich le 8 janvier 1945.

Le nazisme est une idéologie totalitaire qui nait en Allemagne durant l'entre-deux- guerres, La question de savoir si le nazisme est un développement du fascisme ou un phénomène dont l'histoire est toujours ouverte. « Nazisme » est la contraction de « national-socialisme» (Nationalsozialismus en allemand, qui est différent du « socialisme international » ). le terme avait déjà été utilisé en France par Maurice Barrès pour définir sa position politique ( nationalisme, socialisme et antisémitisme) équivalente à celle des nazis. La doctrine national-socialiste fut exposée pour la première fois en public le 24 février 1910 à la Hofbräuhaus de Munich par Adolf Hitler.          

 

 

         D'après le livre Mein Kampf écrit par Hitler en 1923, le nazisme reposait sur deux thèmes particuliers : le racisme et le pangermanisme, deux idées liées.

Le racisme :Hitler disait que les allemands appartenaient à une « race supérieure », la race

« indo-européenne » ou « aryenne » mère de tous les génies de l'humanité set devant laquelle tous les peuples qui désiraient survivre devaient s'incliner. Il disait que les autres "races" n'étaient que des impuretés qui nuisaient à l'épanouissement des aryens. La doctrine se fondait sur une classification raciales des hommes d'après la qualité de leur sang. Parmi ces « races » dites « gênantes », on retrouvait les Communistes, les Juifs les Tziganes , les homosexuels, les handicapés mentaux mais aussi les Latins les les Slaves. La plus "dangereuse" étant pour Hitler celle des Juifs. Tous ces groupes étrangers devaient être soumis, exploités, expulsés ou éliminés.

 

le pangermanisme :
Hitler pensait diriger un empire allemand. Il désirait rassembler tous les états germanophones de l'époque, mais aussi les régions de certains états où, même si ce n'était pas la langue officielle, une grande partie de la population parlait allemand. Ainsi toute personne s'opposant à cette idée était considérée comme un ennemeni, une personne nuisible au bien-être de la civilisation aryenne et aux ambitions d'Hitler.



        L'idéologie nazie est donc un des aspects moteurs qui poussèrent à la réalisation des camps de concentration et d'extermination.Il est clair que les camps de concentration sont intimement liés aux régimes totalitaires.Hitler obtient le pouvoir politique en 1933, et c'est en 1933 que s'ouvre en Allemagne le premier camp de concentration Dachau,

          Il faut rappeler que ce sont les opposants politiques allemands au régime nazi,  communistes et démocrates de la république de Weimar, qui les premiers durent supporter les souffrances et les terreurs concentrationnaires.                     

affiche de propagande sur pour les jeunes travailleurs allemands.

rassemblement nazi...

 

 

Bibliographie:

http://quantumfuture.net/fr/images/

nazi-prop8.jpg

http://vadepied.ifrance.com/concour/pages

/ideolog2.html

http://perso.orange.fr/memoire78/images/

edg15.jpg

 

 

 

 

 

Par 1L2 - Publié dans : 1 le contexte historique
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 14:58

 

La localisation des principaux camps de concentration

 

          Pour dominer et éliminer tous les opposants, Hitler créa dès son arrivée au pouvoir, en 1933, des camps de concentration, hors de toute légalité.  Le 28 février 1933, un décret supprime la protection constitutionnelle contre les arrestations arbitraires, ce qui permet à la police d'arrêter et d'interner n'importe quel citoyen dans un camp pour une durée indéterminée. En avril 1933 un décret légalise l'existence des camps de concentration en Allemagne. Le camp de concentration est la forme d’application la plus aboutie de l’idéologie nazie. L’existence de tels camps résulte donc du décret de la Schutzhaft ou détention de sécurité. Sorte de monde clos qui évolue selon sa logique propre, le système concentrationnaire connaît deux grandes périodes : la première dite « allemande » de 1933 à 1939, avant la guerre, la seconde dite internationale qui commence donc avec la guerre par l’afflux de ressortissants de toute l’Europe. Leur organisation et leur fonctionnement font l’objet d’un règlement mis au point par le SS Theodor Eicke. Sous la garde de SS spécialement formés, les camps doivent d’abord faciliter la rééducation des détenus (en réalité leur anéantissement physique et également moral). 

          Les camps d’extermination (ou centres de mise à mort) sont les éléments du système concentrationnaire spécialisés dans le processus d’extermination des juifs et des Tsiganes.                                                                                              

Par 1L2 - Publié dans : 2 Le travail dans les camps
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 14:58

L'expression allemande "Arbeit macht frei"

      « Arbeit macht frei » est une expression allemande signifiant « le travail rend libre ». Ce slogan fut employé par les nazis dans les années 1930. C’est le général SS Théodor Eicke qui ordonna l’apposition de la phrase à l’entrée de tous les camps de concentration. Avant cela, cette phrase avait été utilisée par la société allemande IG Farben au-dessus du fronton de ses  usines.                        

« Alors, pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte: la démolition d’un homme. En un instant, dans une intuition prophétique, la réalité nous apparaît : nous avons touché le fond. Il est impossible d’aller plus bas : il n’existe pas, il n’est pas possible de concevoir condition humaine plus misérable que la nôtre. »

 Primo Levi (1919-1987), Si c’est un homme (1947).                                            

 

Par 1L2 - Publié dans : 2 Le travail dans les camps
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 14:51

L'exploitation économique des détenus

Dans tous les camps de concentration, le travail est un alibi pour sélectionner, épuiser et à court ou moyen terme éliminer les détenus.

La durée du travail était illimitée ; celle du temps de repos était réduite au minimum. Les longues marches et les longs appels accentuaient leur peine.

         Les détenus travaillaient dans le camp. Par exemple, certains devaient trier les affaires des détenusqui avaient été exécutés en chambre à gaz. D’autres, comme le montre la photo ci-dessous, devaient transporter les détenus morts.

Ils travaillaient également dans des kommandos. Non seulement, ils étaient livrés à des travaux forcés, d’une grande absurdité (par exemple l’exploitation de carrière au camp du Struthof ) mais aussi ils servaient l’économie de guerre allemande (fabrication de munitions, d’armes, de missiles, de moteurs d’avion…).                   

                                     

                                              

A la suite du témoignage de Monsieur Boulmer, nous avons choisi d’utiliser le camp de concentration de Neuengamme comme exemple pour l’organisation générale et les conditions de travail dans le milieu concentrationnaire.

Le camp de concentration de Neuengamme a été établi le 13 décembre 1938 jusqu'au 4 mai 1938, au sud-est de Hambourgsur le fleuve Elbe, d'abord comme camp extérieur puis transformé en 1940 en camp de travail indépendant avec plus de 90 camps extérieurs .

Il y eut 106.000 déportés parmis lesquelles on dénombra à la libération 55.000 morts (soit 52%).

Les prisonniers devaient effectuer un travail forcé pour la production d'une briqueterie-tuilerie qui se trouvait sur son terrain, et plus tard dans l'industrie de l'armement ainsi qu'à la construction d'installations militaires. Jusqu'en 1945, 106 000 personnes des pays occupés par l'Allemagne, de 28 nationalités différentes, ont été déportées et internées dans ce camp avec des conditions de vie et de travail inhumaines. Environ 55 000 en sont mortes. Cela correspondait au slogan de ce camp : « épuisement par le travail ». En outre, les premiers essais d'assassinats de déportés avec le gaz Zyklon B ont été réalisés dans le camp de Neuengamme. 

 

 

 

Dans ce camp de concentration, sévissait le docteur SS Kurt Heissmeyer qui effectua des expériences sur des déportés avec le bacillede la tuberculose. Dans la nuit du 20 au 21avril 1945, quelques jours avant la fin de la guerre, dans la cave de l'école de Bullenhuser, un bâtiment qui servait de camp extérieur depuis octobre1944, 20 enfants juifs, tous âgés de moins de 12 ans, avec leurs infirmiers et 24 déportés soviétiques, furent pendus. Avec cette action, ils voulaient camoufler ces recherches sur l'humain avant l'arrivée rapide des troupes britanniques.

Par 1L2 - Publié dans : 2 Le travail dans les camps
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 14:51

Le travail répressif et éliminateur dans les camps de concentration

Tout le monde le sait, durant la Seconde Guerre Mondiale, les personnes déportés en Allemagne ou aux alentours étaient emmenées dans des camps, afin d’être soit exterminées, soit utilisées en tant que main d’œuvre, et effectuer des travaux durs, longs, qui variaient en fonction des camps.

le travail assis était réservé aux personnes agées ou handicapées.

le travail forcé était pratiqué par la plupart des détenus, comprenait plusieurs activités :                                                   

Dans la briqueterie,  les travailleurs prélevaient de la terre à brique, c’est-à-dire de la terre argileuse qui colle à la pelle et dans laquelle on s’enfonçait jusqu’au dessus des chevilles, afin de construire des bâtiments

Ils mettaient à cuire des blocs de terre emportés par des wagonnets et les sortaient du four encore brûlants.

Dans les camps équipés de port, il fallait décharger le contenu des péniches. Ainsi, chaque jour, 6000 briques passaient entre les mains des détenus. On déchargeait aussi  du sable, du ciment,…

Le travail de terrassement des canalisation était très difficile et dangereux. Il était reservé à la compagnie disciplinaire, aux détenus évadés ou rebelles. Deplus,  le terrain marécageux dans lequel il s’effectuait rendait la tâche plus difficile encore.

Certains travailleurs construisaient  les bâtiments du camp, les casernes, leurs propres dortoirs ou de petits abris en béton pour les sentinelles. Il fallait faire descendre des moellons de ciment de l’ordre des 500kg, le long des tringles de fer.                                                 

 

 

D’autres étaient chargés de ramener les wagonnets remplis de sable en haut d’un monticule et de les déverser dans une bétonneuse, ou de trainer des voitures à pneumatiques, pour rendre le transport des gros matériaux plus « facile ».

Certains travaux étaient, bien que toujours fatiguant, long et dur, plus distingués, comme les travaux dans les usines. Les déportés devaient mettre au point des horlogeries d’obus dans des usines d’armement, de munitions.

Qelques médecins étaient engagés pour leurs fonctions, mais rarement car les infirmeries étaient très difficiles à supporter.

Les consolidations des routes ou des voies ferrés se faisaient aussi par les ouvriers.

Chaque camp avait sa propre spécialisation, mines de sel, usines d’armement,…

 

Les conditions de travail étaient extrêment éprouvantes. Les déportés travaillaient dans le froid glacial, aussi bien que sous les grandes canicules, dans les marécages ou sur des routes goudronnées, 12h par jour, dès le matin, jusqu’au soir,…

            Les nazis qui surveillaient les travailleurs n’hésitaient pas à les maltraiter : coups de pelle ou de matraque, sur la tête ou dans l’estomac,…

            Les accidents étaient bien sûr nombreux car les travaux étaient très dangereux.

            Parfois, un orchestre accompagnait le travail pour donner une image plus joyeuse des camps…

 

 

          A partir de 1938, les nazis exploitèrent de plus en plus le travail forcé dans les camps de concentration afin d’en tirer un profit économique, mais surtout comme solution à la grave pénurie de main d’oeuvre. Les détenus étaient utilisés souvent jusqu’à la mort, soit par fatigue du travail, soit par fatigue sous les coups des kapos nazis. Rare sont les survivants de ces camps car il fallait une santé exellente, et un moral « d’acier ». Heureusement, certains d’entre eux ont survécu à ces dures tâches et peuvent nous les relater, afin que nous n’oublions pas le cauchemar qu’ils ont enduré.

Par 1L2 - Publié dans : 3 les aspects du travail des déportés
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 14:50

Le travail dans les camps de concentration

Dans l’Allemagne hitlérienne, la fonction des camps de concentration était principalement basée sur l’exclusion et la terreur. Ces camps étaient destinés à recevoir non seulement les adversaires des nazis, mais aussi tous les individus considérés comme dangereux pour le régime nazi. Toutes ces personnes étaient arrêtées et amenées par convois pour y travailler. Le travail forcé est présent sur deux aspects : répressif et éliminateur.

       Quels étaient les différents travaux effectués dans ces camps? 

 

 

            Pour répondre à cette question nous pourrons d’abord étudier le travail répressif, puis comme moyen d’extermination.

 

 

            Les déportés ne savaient pas comment était l’organisation des divers camps. A l’entrée de ces camps angoisse et peur étaient deux sentiments très intenses. Et pour cause, ils ne savaient ce qu'ils allaient devenir...

 

 

Porte d'entrée du camp de Buchenwaldu

             A la sortie des trains, les déportés classés en divers catégories: par exemple, les femmes à droite, les hommes robustes à gauche, les personnes âgées au milieu... Généralement, seuls les hommes robustes travaillaient, mais li arrivait que les femmes effectuaient des travaux pénibles. Mais c'était plus rare.

 

 

           Dans les divers camps de concentration, les déportés étaient soumis au travail forcé. En effet, l’Allemagne doit gagner la guerre. Et pour réaliser ce rêve elle a besoin de main d'oeuvre, de beaucoup de main d'oeuvre. Les prisonniers, hommes et femmes considérés comme dangereux pour Hitler, accomplissaient des tâches difficiles.

 

 

Des travailleurs à Neuengamme.

  Des hommes sont entrain de consolider une route, à l’aide de pioches.

 

 

 

Des femmes travaillant au camp de Dora.

  Elles tirent, à la  force de leurs bras, un wagon.

 

 

 

           Le travail avec les pioches était vraiment difficile. Les hommes devaient toujours être en bonne santé car durant une journée, il n'y avait que deux pauses. Ils ne devaient jamais se plaindre. Parfois, ils n'avaient pas d'outils. Et c'était avec leurs mains que les déportés défrichaient le terrain, portaient d'énormes mottes de terre et des pierres qui leur coupaient les mains, des sacs de ciment, de l'eau, des rails, etc...

 

 

 

Les déportés travaillaient soit dans des usines d’armes secrètes, soit dans des Kommandos ou soit dans les camps eux mêmes. Le travail amenait très rapidement les déportés à l'épuisement.

 Imaginez des hommes et des femmes qui se levaient tôt le matin et qui subissaient un appel qui, lui, durait plusieurs heures. Les déportés devaient restés debout pendant ce pénible et long appel. Après une longue journée les détenus retournent au camp. Ils revenaient tard le soir, sans dire un mot sous peine de représailles. L'appel du soir était interminable. Il arrivait que les Kapos leur faisaient des exercices.

 

 

 

Travail à Auswitch.

 

 

            Voici le reportage de Jean Sergent, un rescapé:

 « On se levait à 5 heures, puis on se lavait sans savon et avec l'eau froide qui sortait d'un tuyau. Nous devions travailler. J'étais dans un camp où l'on fabriquait des avions de bombardement léger. J'ai refusé de travailler, alors, on m'a dit de balayer. Comme je balayais mal, je suis devenu terrassier : il fallait creuser des trous, c'était très dur. En juillet 1944, je suis allé à Dachau : on nous a fait creuser des usines souterraines. Il ne faut pas oublier qu'il existait deux sortes de camps, les camps d'extermination, où l'on envoyait les juifs pour les tuer très vite et les camps de concentration. J'étais dans un camp de concentration, un camp de la mort lente : l'espérance de vie y était de 7 mois. J'ai tenu 2 ans. »

 

 

 

         Dans les Kommandos de travail de prisonniers de guerre, les responsables des camps pouvaient prendre des sanctions collectives ou individuelles, par exemple priver les prisonniers des fameuses étiquettes nécessaires pour recevoir des paquets. Les abus physiques et les coups y étaient fréquents. Les tentatives d’évasion étaient sévèrement punies. Cette répression était vraiment difficile à vivre vu qu’un plus de travailler, les travailleurs forcés devaient toujours respecter les règles de conduite. Malgré cela, il arrivait parfois que les Kommandos les battaient pour servir d’exemples ou tout simplement pour se divertir.

 

 

Dans une forêt proche du camp de Buchenwald, les déportés travaillent sous la surveillance de S.S.

On peut sur cette photographie des S.S surveillant des déportés. Une atmosphère oppressante et difficile à supporter.

 

Déportés travaillant dans l’usine Broken.

     Voici le reportage de monsieur Boulmer:

« Je suis allé dans un deuxième Kommando. Et là j'ai travaillé dans le terrassement. Il fallait construire des tranchées. Et si on n'y arrivaient pas, les Kapos, nous frappaient. Un jour, un

 groupe de travailleurs ont fait déraillé un wagonnet et les Kapos les ont battus. »

           Le travail répressif s'explique aussi par la nourriture. Les Kapos leur donnaient très peu à manger. Malgré cela, les déportées devaient travailler dur toutes la journée.

 

 

         Le matin, le petit déjeuner était un bol de café avec un peu de pain noir car il est épais. Parfois, les déportés avaient de la confiture synthétique. Les jours de travail, au repas du midi, ils recevaient de la soupe, qui était composée, la plupart du temps à base de choux, de pommes de terre, d´orge, d´orties ou de rutabagas. Au fil des jours elle devenait de plus en plus liquide. Ensuite ils reprenaient le travail. Le soir, ils mangeaient du saucisson et encore du pain, avec de temps en temps de la margarine. 

→ d'après le témoignage de monsieur Boulmer.

 

 

          Le travail forcé durait des heures, du lever du jour à la tombée de la nuit. Les déportés, sous-alimentés, devaient marcher vers le lieu du travail, puis travailler des heures sous les coups, quel que soit le temps : sous le soleil d'été qui créait une soif incroyable, sous la neige et dans le froid de l"hiver polonais.

             Le travail était extrêmement pénible et meurtrier. Les usines allemandes puisaient largement dans les déportés pour augmenter les productions. En effet, l'Allemagne devait gagner la guerre.

             Le travail s'exécutait dans des conditions insoutenables et à un rythme infernal. Les prisonniers étaient mordus par les chiens des S.S, battus... Ils étaient sous-alimentés. Cette sous alimentation entraînait leur mort.

             Si les détenus ne travaillent pas assez vite ils sont aussitôt roués de coups par les Kapos, souvent jusqu'à la mort. Les détenus sont utilisés jusqu'à leurs dernières
forces : le but des camps c'est d'abord l'extermination par le travail.

             Ainsi quel que soit le travail, il était pénible et meurtrier. Souvent, les déportés ne revenaient pas de ces camps. Ces derniers étaient appelés « les camps de la mort ».                                

 

 

 

 

 

 

   

  

Par 1L2 - Publié dans : 3 les aspects du travail des déportés
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 14:47

Travail protecteur dans les camps de concentration

       Le travail concentrationnaire était insoutenable. Et pour cause, il visait à amener les gens jusqu'à l'épuisement total, en d'autres termes à la mort... Les travaux à accomplir étaient aussi multiples que pénibles. Ainsi, on demandait aux déportés de construire des voies ferrées, tâche particulièrement éprouvante et redoutée car elle consistait à transporter des rails très lourds, de creuser des tranchées, servant à évacuer les eaux usées, à l'aide de pelles et de pioches. Mais ce n'est pas tout, il fallait aussi effectuer des travaux de terrassement, dans les carrières ou encore sur les routes, se rendre dans les usines souterraines afin de produire l'armement de l'Allemagne nazie... Pauvres êtres squelettiques, sous-alimentés, assoiffés qui sous une chaleur ardente se devaient de fournir un travail soutenu à l'aide d'une énergie dont ils ne disposaient même plus, sous peine d'être frappés et humiliés. Il paraît incroyable que dans ces conditions certains aient quand même trouvé la force de se défendre, de se battre contre l'oppression. En faisant preuve d'un courage exceptionnel, ils ont cherché des moyens de lutter et de se protéger contre le travail infligé. Comment y sont-ils parvenus ? Quels étaient les moyens de se protéger grâce au travail dans les camps de concentration ?          

                            

 

 

 

      Pas de doute, dans la majeure partie des cas, la loi du plus fort était de mise. Aujourd'hui on dirait que c'était « chacun pour sa peau ». Les déportés cherchaient à se maintenir en bonne santé, chose difficile, car ils savaient que la force physique était aussi importante que la force morale : les deux allaient de pair. Etre « bien portant » signifiait que l'on pourrait échapper encore quelques temps aux griffes de la mort. Ainsi, les déportés cherchaient à aller travailler dans ce qu'ils appelaient alors les « bons kommandos » qui se trouvaient à l'intérieur du camp. Cela leur évitait donc de marcher vers un lieu plus ou moins éloigné et donc de se fatiguer encore plus. Par ailleurs, le travail dans ces kommandos était qualifié de « léger » : les déportés n'avaient pas de tâches aussi lourdes à accomplir que leurs camarades des « mauvais kommandos ». Ces derniers devaient fournir de nombreux efforts physiques comme, par exemple, porter de lourdes charges (sacs de ciment, bois, rails...), piocher, creuser... D'autres devaient encore évacuer les cadavres des chambres à gaz avant de les brûler dans les fours crématoires. Les « bons kommandos » permettaient aussi aux déportés de faire des pauses loin des regards SS.

       D'après le témoignage de Mr. LETONTURIER et de Mr. BOULMER, il existait un autre moyen de se protéger à travers le travail dans les camps de concentration. Ainsi les déportés préféraient la pelle à la pioche... Pourquoi ? Tout d'abord parce que creuser se révélait être moins éprouvant que de piocher. En effet piocher demandait un effort physique très important du fait qu'il fallait lever les bras à répétition, donc d'exercer une force importante sur eux. La pelle n'exigeait pas tant d'effort au niveau des bras.

 
        Par ailleurs, ils avaient plus de possibilités de faire de courtes pauses lorsque les SS ne les observaient pas puisque cela se remarquait moins que lorsque les déportés arrêtaient de piocher.
 

        Pourtant bien que l'essentiel était de se maintenir en vie soi, certains déportés étaient animés d'un esprit de solidarité exemplaire. Ils souhaitaient aider le plus grand nombre de personnes possible sans craindre de risquer leur vie pour eux. Par exemple, un homme ayant constaté la dureté du travail que Mr. LETONTURIER effectuait l'a incité à falsifier son identité afin qu'il puisse réaliser un travail plus léger à ses côtés. C'est alors que de balayeur, Mr. LETONTURIER est passé au « statut » d'apprenti maçon. Le fait de mentir sur son identité pouvait permettre de préserver sa santé. Pour cela il fallait s'inventer un métier qui permettait de faire accéder les déporté à des tâches moins lourdes et de le rendre quelque peu plus « important » que les autres dans le sens que les SS et les kapos avaient tout intérêt à le maintenir en vie par crainte de ne plus disposer d'électriciens, maçons et autres. Mais il faut mesurer les graves conséquences que cela pouvait engendrer. Le risque encouru était que les SS ou les kapos ne découvrent la vérité, à savoir que les déportés qui avaient menti ne pouvant réaliser le travail attribué à leur fonction soient démasqués et tués...                                         

 

        Une autre manière de se «  protéger » grâce au travail était le sabotage. Cet acte de résistance étaot particulièrement dangereux et peu fréquent. Il était difficile d'agir en présence des SS qui surveilleaient les usines d'armement avec attention. Toutefois, certains déportés ont réussi à saboter des armes ou encore des pièces d'avions destinées aux soldats allemands. Mais le fait de se fatiguer le moins possible en transportant, par exemple, la même brique toute la journée d'un endroit à l'autre, c'est-à-dire en amenant la brique à l'endroit demandé puis en ramenant la même de suite, rendant ainsi le travail de construction très lent et retardant la production finale était un réel acte de sabotage. Ainsi le fait de saboter permettait de se préserer en effectuant le moins d'efforts possibles et en empêchant les allemands de disposer d'armes visant à tuer les déportés ou les soldats étrangers.   

Elodie Laubé                                                           

Par 1L2 - Publié dans : 3 les aspects du travail des déportés
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Mercredi 14 mars 3 14 /03 /Mars 14:47
Vidéos sur la déportation et sur les conditions de travail dans les camps
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Buchenwald
envoyé par premierel2
 
Par 1L2 - Publié dans : Vidéos
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